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Voyage à Dunkirk

DUNKCO2D1r

DUNKIRK 2015

Potevordeke ! (interjection de grand étonnement), après avoir driver (vadrouiller) 2 jours pleins sans klopper des pieds (traîner des pieds), sans leuler (rêvasser..) comme des picheleules (lambins), sans jouer lapeuteute (personne lente) ni jamais roun’quer (maugréer) pour de savantes visites et sympathiques rencontres (on vous dira tout..) autour du canal exécutoire (canal exutoire de Dunkerque) et de la tour du leughenaer (tour du menteur – nom de l’ancien phare construit au XVe siècle qui se trouve dans le port du centre) ou vers Rosendael et Malo.. Donc après avoir été si sérieux, on a montré nos bier bucs (ventres à bière) et craqué nos pouncres (économies) au Kursaal samedi pour le premier bal des 3 glorieuses. Quelques heures plus tard, après le petit déjeuner avec sprip’tche pap (bouillie épaisse) et autre boisson issue du wrowm paddeul (boite à moudre le café) bien évidemment, (on était déjà dimanche), on a fait un beurt’che (faire un tour dans la bande des pêcheurs) comme des vrais masquelours (carnavaleux) après les panneckouckes (crêpes) de midi  à Malo sur la Digue (et plage); chacun dans notre beste clet’che (plus beau costume) sans brusquer (râler, ronchonner). L’après-midi, on a été plus que cleut’se (secoué – battu comme des cartes); certains ont roulé de leur corps (tomber), coppeverbolle (sens dessus dessous) mais on s’en est sorti sans être cromenhoucks (malades, mal en point) ou presque, personne n’a fait une gueule d’ici bergues (faire la tête..), pas de hart klop (crise cardiaque, coup au coeur) ou presque; on a attendu les kippers (harengs) jetés du balcon de la mairie, entassés à devenir des brizelin’ches (miettes, brisures), en bètches (petits morceaux) ... Malgré tout, on en est sorti vivant en crupant (marchant à 4 pattes, grimper), on a rangé nos preutes, nos zweckt’ches, nos wiches, nos tet’ches, (xxxx…), on a quitté la visschersbende (bande des pêcheurs) , du carnaval de Dunkerque, des vrais pêqueux, ceux qui vont au pekeul beut (la pêche au thon), pour alors aller vers la gare, pour un dernier teu’ch (coup à boire). On s’est fait la zot’che (bise), celle des zwatelaeres (bons vivants) et retour dans le stempre (presse-purée) francilien (Gala était déjà à Bruxelles), dans notre cahute (chez soi) bien sûr, plutôt comme des ript’che rapt’che (petites gens débrouillardes vivant de peu de choses) que des penelecres (employés de bureau); durablement catelams (fatigués) mais heureux de ces 3 jours… Merci beaucoup à Lydie pour ce fainéant (impressionnant) de voyage et à noste kee! (au revoir, à une prochaine fois).

En attendant les infos sur les visites .. si vous voulez vous initiez au parlé dunkerquois, clich’ter ici

 

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